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lundi 26 septembre 2011

"Le loup et le grizzli" de Jean-Louis W. Mauré


457 pages


Date parution : (2011)

Origine : France

Version originale

ISBN : 9782748363050

PRIX : 27€


Voici mon avis concernant "Le loup et le grizzli" de Jean-Louis W. Mauré.

Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
De la simplicité mais de l'efficacité pour cette couverture. Le fond violet de l'illustration est en harmonie visuelle avec le vert du reste de la couverture. Une pleine lune lumineuse, l'ombre d'un arbre et d'un loup hurlant. Rien de plus. C'est propre, c'est clair, sans fioritures. La mention "Littérature fantastique" en bas du roman ne laisse plus planer aucun doute quant au contenu de l'ouvrage : pas de récit épique dans une forêt canadienne, du fantastique !
Alors que j'étais plongée dans ma lecture, une amie ayant aperçu la couverture l'a trouvée très belle et attirante. Comme quoi, la simplicité peut être un atout.

Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Le narrateur a souvent le sentiment que son ombre n’est pas fidèle à son apparence réelle, qu’il n’est pas seul dans son propre corps… Malheureux dans un travail peu enthousiasmant, englué dans la banalité du quotidien, il entend enfin l’appel de la Meute auquel son instinct lui dicte de répondre. En la rejoignant, il découvre enfin qu’il n’est plus un homme ordinaire, mais un Loup! Grâce à sa nouvelle personnalité et en compagnie de ses congénères, sa double vie, sa vraie vie, peut enfin commencer…
Sous l’apparence d’une fable fantastique, Jean-Louis Mauré nous propose en fait son autobiographie. Mais finalement, qui a dit que le récit de sa propre vie doit être absolument authentique?"

Parlons un peu des personnages.
Le personnage inoubliable et incontournable est le narrateur lui-même de cette fable fantastique. Nous ne retiendrons que son pseudo : Totem. Et là je vous entends d'ici : Un pseudo ? Mais pourquoi ? Cette histoire se passe sur internet ?
Ce à quoi je répondrai : ce pseudo n'a pas grand-chose à voir avec le web. En fait, notre héros a, dirons-nous, une double identité, une double personnalité qu'il découvre dès les premiers chapitres du roman. Totem est le nom qu'il s'est choisi pour sa deuxième vie, celle au coeur d'une meute de loups. Bon. J'arrête de vous embrouiller. Je n'ai pas envie de tout vous dévoiler comme ça. ;-)

Je vais donc me contenter de vous parler brièvement des autres personnages qui m'ont marquée dans cette histoire.

Vous avez certainement compris que mon chouchou est Totem mais j'ai aussi beaucoup aimé son ami, Gérard, qui lui est plutôt du genre mouton. J'ai trouvé que ce personnage apportait une bonne touche d'humour dans le récit. Je me le suis tout de suite parfaitement imaginé et c'est avec un sourire aux lèvres que j'ai dévoré les passages où il faisait une apparition. Même sa "disparition" m'a parue extrêmement comique. Et pourtant, Dieu sait que ce n'est pas forcément le genre de chose qui prête à rire.

Les personnages féminins ne sont pas oubliés dans ce récit : trois d'entre-elles ont des rôles que je qualifierai d'héroïques, de très valorisants. Elles ont toutes les trois des particularités qui les rendent fortes chacune à sa façon. 

D'autres personnages très originaux peuplent cet ouvrage. Loups, Grizzli, porcs, dindes, esprits, elfes, vampires... autant dire qu'on est servis ! Ce mélange étonnant est tout à fait détonnant. On prend un grand plaisir à tous les découvrir.

Mon avis concernant ce roman :
Plus de 450 pages. Un pavé. Un premier roman, publié chez un petit éditeur... et pourtant, cet ouvrage est une belle réussite. (Attention ! Je ne dénigre aucunement les jeunes auteurs ni les petits éditeurs. Bien au contraire ! Grâce à eux nous découvrons une nouvelle littérature qui n'a rien à envier aux auteurs anglo-saxons dont les rayonnages des librairies sont le plus souvent remplis. En mettant en opposition la qualité de l'ouvrage et le fait qu'elle émane d'un auteur pas connu et d'un petit éditeur, je montre à quel point les gens peuvent avoir des préjugés infondés.)

Revenons à nos moutons !

Je disais donc que j'avais dévoré ce "pavé", malgré un état de santé pas très propice à la lecture. Je n'ai eu à déplorer aucun temps mort dans l'histoire. L'histoire m'a prise dans ses filets dès les premières pages et ne m'a relâchée qu'une fois parvenue à la dernière ligne de ce roman.

Le style est simple, efficace et procure un plaisir de lire sans se prendre la tête. Les mots coulent, les phrases s'enchaînent, les pages se tournent, toujours et encore avec une facilité plaisante.

Ce récit a une portée allégorique qui nous pousse à regarder notre société avec un oeil différent. L'auteur, grâce à son histoire pleine de légèreté nous ouvre les yeux sur ce à quoi nous pouvons tous ressembler. Nous assistons à un décryptage de notre société aussi bien au point de vue professionnel, institutionnel, amical que familial qui nous entraîne dans une vision imagée et fantastique de nos pairs.

N'avez-vous jamais pensé, en regardant un collègue, un ami, un parent, un parfait inconnu, qu'il avait un comportement, un détail physique ou une façon de parler le faisant ressembler à un animal ou une créature en particulier ?

Après lecture de ce roman, je me suis dit : "Mon Dieu ! J'espère que je ne suis pas une dinde !"

Une expression m'est venue à l'esprit pendant ma lecture : "L'homme est un loup pour l'homme." Une expression que tout le monde connaît et qui pourrait à elle seule résumer la principale idée du roman de Jean-Louis W. Mauré : nous sommes tous hommes mais certains, plus "évolués", plus rusés, arrivent à manipuler leurs semblables avec une facilité déconcertante. Les loups de Jean-Louis W. Mauré sont l'illustration de cette élite qui dirige le monde sans que le reste de la population (que nous qualifierons de bétail) ne s'en rende compte. Bien entendu, les loups ont besoin de l'aide d'autres créatures pour parvenir à leurs fins et garder le contrôle. Dans la société "imaginaire" de ce roman, chaque être à un rôle prédéfini : certains seront avocats ou notaires, d'autres travailleront au respect de l'ordre, d'autres seront là pour permettre aux loups de subsister...

Un seul petit regret : 
Quelques fautes de frappe ou d'orthographe, quelques répétitions qui auraient pu être éradiquées, un abus de points d'exclamation dans les dialogues, mais rien de bien méchant. Rien qui ne puisse gâcher le plaisir de la lecture de cet ouvrage. Je tiens à préciser que même chez les plus grands, ce genre de chose est monnaie assez courante et vu la taille de ce roman, l'éditeur et l'auteur s'en sortent plutôt bien. De toute façon, vous avez sûrement déjà dû constater que j'étais une véritable traqueuse de fautes (déformation d'auteur).

En conclusion :  
Un premier roman qui mérite vraiment d'être connu. Si vous avez envie de voir notre société sous un angle différent, n'hésitez pas à vous plonger dans ce récit fantastique qui vous fera certainement sourire. Un bon moment de divertissement.
Ce sera avec plaisir que je découvrirai d'autres écrits de cet auteur.

Un grand merci à l'auteur, Jean-Louis W. Mauré et à Mon Petit éditeur pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.

lundi 12 septembre 2011

Encore un ouvrage dans ma P.A.L. !

Une surprise m'attendait dans ma boîte aux lettres aujourd'hui : un service presse des éditions Mon petit éditeur qui m'a été adressé grâce à l'auteur en personne.

Voici l'ouvrage dont il est question :

"Le loup et le grizzli", un roman appartenant à la littérature fantastique, signé Jean-Louis W. Mauré.

Je remercie chaleureusement Mon petit éditeur et Jean-Louis W. Mauré pour me permettre de découvrir cet ouvrage.

Sélectionnée pour Masse critique sur Babelio !

Je viens tout juste de recevoir un mail de l'équipe de Babelio pour m'informer que je faisais partie des heureux sélectionnés de la 13ème édition de Masse Critique.

J'aurai donc le plaisir de découvrir et de critiquer l'ouvrage suivant :






Une fois de plus, je tiens à remercier Babelio pour cette future lecture.
Je remercie aussi les éditions Delachaux et niestlé et l'auteur Sylvain Bouley.

vendredi 9 septembre 2011

"La soupe au formol" de Frédéric Mouchet

427 pages
Editeur : arHsens édiTions
Dates de parution : novembre 2009
Origine : France
Version originale

Voici mon avis concernant "La soupe au formol" de Frédéric Mouchet.

Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Lorsque l'on prend ce livre en main pour la première fois et que l'on pose son regard sur la couverture, nos yeux se fixent immanquablement sur le centre de l'illustration : un crâne à moitié disséqué. Un objet qui se trouvera au centre de l'intrigue de cet ouvrage. 
Le fond représente une partie du décor de l'histoire : la cathédrale se situant juste à proximité de la faculté d'anatomie de Montpellier. Je trouve que ce côté sombre est un peu symbolique : je l'associerai volontiers à l'humour noir de ce roman.
La police, le style et la couleur jaune choisis pour le titre donnent un côté amusant, dédramatisant, comparable au ton léger utilisé à plusieurs reprises dans cet ouvrage.
Personnellement je trouve que cette couverture est efficace et assez représentative du contenu de l'ouvrage.
Si en regardant simplement cette image vous sentez votre estomac se soulever, n'ouvrez surtout pas ce roman ! Si sa contemplation ne vous gêne pas le moins du monde, alors foncez !

Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Une fois seul dans la salle d’embaumement, j’en profitai pour l’explorer un peu. Deux marmites attirèrent mon attention. Je soulevai le couvercle de l’une d’elles et ne distinguai tout d’abord qu’une espèce de soupe d’allure consistante. Une tige métallique était posée à côté et je l’utilisai pour sonder le contenu. Un objet dur y était immergé ; d’un mouvement de poignet, je parvins à le faire apparaître brièvement. Un nez surmonté de deux orbites surgirent à la surface de l’épais liquide et je sursautai, manquant de peu de renverser la marmite.

 
    La Soupe au formol, polar “à tiroirs”, se présente sous la forme d’une compilation de textes réalisée par Georges Flaubert, professeur de médecine à la retraite, dans sa volonté de constituer un dossier le plus complet possible concernant une certaine Affaire Barone : le très étrange vol d’une tête disséquée dans le musée d’Anatomie de la faculté de Médecine de Montpellier, suivi du meurtre apparemment inexplicable du professeur Barone, sous-chef du service d’anatomie, et d’un chapelet d’autres crimes.

Menant le lecteur vers la résolution de l'Affaire Barone, vérité, fiction et délires psychotiques se mêlent dans un assemblage bigarré au contenu le plus souvent macabre ou grotesque, où des anti-héros rivalisent de mauvaise foi et de déductions à l'emporte-pièce. "

Parlons un peu des personnages.
Des personnages très divers peuplent ce roman. 
La grande majorité d'entre-eux sont des médecins et des appariteurs mais vous y trouverez aussi des cadavres à la pelle, deux détectives, un inspecteur ... 

Mes personnages coups de coeur ont été Hane et Nicolau, les deux détectives. Ce duo m'a vraiment fait penser à Sherlock Holmes et le Dr Watson. Nicolau fait des suppositions que Hane s'empresse de démolir en se lançant dans des déductions. Ils échaffaudent ensemble des plans qui tournent le plus souvent à la zizanie. Comme le duo Holmes/Watson, ils sont en concurrence avec la police représentée par l'inspecteur Tort. Des personnages que j'ai trouvés plutôt amusants et intéressants même s'ils sont un peu les clônes de deux figures mythiques.

Pas mal d'anti-héros dans cet ouvrage, pour notre plus grand bonheur. Des personnages parfois à la limite du crédible tellement ils peuvent être grotesques mais on s'en fiche ! Ils remplissent tout à fait leurs rôles et nous font rire, frissonner, grimacer... c'est ce qui compte.

Mon avis concernant ce roman :
Que dire de cet ouvrage sinon que c'est un OVNI. Ce n'est ni un roman, ni un recueil, ni un "documentaire" mais, c'est à la fois un roman, un recueil et un "documentaire".
Je m'explique : ce livre se présente tout d'abord comme un documentaire sur une affaire qui est censée s'être réellement passée, l'affaire Barone. Le côté "réel" est accentué par le ton sérieux utilisé pour nous présenter chaque document avec, en prime, des consignes de lecture qui, elles, m'ont beaucoup fait rire. Chaque texte est accompagné d'une mise en garde contre les effets indésirables que l'on pourrait ressentir à sa lecture. Le narrateur principal, auteur supposé de ce dossier et médecin à la faculté de Montpellier, nous indique les "remèdes" à tenir à portée de main durant notre découverte de chacun des documents. Je ne vous en dévoilerai pas plus sur ces "recommandations", je préfère vous les laisser découvrir au fil de votre lecture.
Dans les toutes premières pages, on nous présente avec le plus grand sérieux possible, la recette de la soupe au formol : attention ! Il faut avoir le coeur bien accroché. C'est assez peu ragoûtant. Personnellement, ça m'a beaucoup amusée.

Cet ouvrage peut aussi être considéré comme un recueil, du fait qu'il est composé d'un regroupement de textes tous écrits par des protagonistes différents qui nous exposent chacun leur tour leur point de vue sur cette fameuse affaire concernant le meurtre du professeur Barone. Chaque style est vraiment très différent, chaque narrateur a sa façon de parler, ses petites manies, ses raisons d'avoir agit de la sorte... Par contre, certains semblent vouloir maquiller la réalité : parfois volontairement, parfois involontairement.

Enfin ce livre est un roman de par la manière dont chaque histoire est racontée. Un style agréable à lire, très abordable, très fluide. Ce livre se lit tout seul.

Pour en revenir sur les différents points de vue, je dirai que chaque texte relate la même histoire mais chaque version nous apporte un nouvel indice et nous fait progresser dans le dénouement de cette fameuse affaire. On redécouvre le même événement sous des angles différents qui nous permettent petit à petit d'assembler toutes les pièces du puzzle.


En conclusion :  
Un roman comme je n'en avais pas encore lu avec un concept plutôt amusant et intéressant. Encore une fois, je tiens à avertir les personnes sensibles : les descriptions sont assez macabres et les lecteurs qui n'ont pas le coeur bien accroché (ou qui ne sont pas habitués à lire des ouvrages d'horreur) seront bien vite choqués, dégoûtés et auront beaucoup de mal à lire cet ouvrage. Pour les personnes qui ne sont pas gênées par un peu de "boucherie gratuite", la lecture de ce roman sera un véritable moment de bonheur !

Un grand merci à Karine du forum "club de lecture" , à l'auteur, Frédéric Mouchet et à arHsens édiTions pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.

mercredi 7 septembre 2011

Retour de Masse critique sur Babelio

Et pour avoir déjà parcouru rapidement la liste des ouvrages, je peux vous dire que je ne manquerai pas de tenter ma chance une fois de plus ! ;-)

samedi 3 septembre 2011

Encore une lecture en partenariat à venir !

Je suis à environ une petite centaine de pages de la fin de "La soupe au formol" de Frédéric Mouchet" et je viens d'apprendre que j'étais sélectionnée pour une nouvelle lecture en partenariat.
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Je vous présente donc ma prochaine lecture :


Je guette l'arrivée de ce roman dans ma boîte aux lettres pour le découvrir et vous donner mon avis.

Un grand merci par avance pour cette nouvelle lecture en partenariat à Karine du forum :



à l'auteur Laurent Genefort et à sa maison d'édition :


vendredi 26 août 2011

Prochaine lecture en partenariat !

Voici le prochain roman que je vais pouvoir découvrir :


Je guette l'arrivée de ce roman dans ma boîte aux lettres pour le découvrir et vous donner mon avis.

Un grand merci par avance pour cette nouvelle lecture en partenariat à Karine du forum :



à l'auteur Frédéric Mouche et à sa maison d'édition :

"Mascarades" de Philippe Ward


315 pages
Editeur : Aïtamatxi éditions
Dates de parution : octobre 2009
Origine : France
Version originale

Voici mon avis concernant "Mascarades" de Philippe Ward.
Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une couverture à l'ambiance sombre, inquiétante. J'aurais bien vu une couleur différente pour le titre : à la place du vert, je trouve que le rouge aurait donné encore plus d'impact à la police utilisée en donnant un aspect "lettres de sang". Le nom de l'auteur qui apparaît en caractères énormes me fait un peu penser aux couvertures des ouvrages de Stephen King qui remplissent ma bibliothèque personnelle. ;-)
Tant que l'on n'a pas commencé la lecture du roman, on a du mal à identifier le personnage qui se trouve sur la couverture. Après avoir lu les premiers chapitres, on peut reconnaître un ziripot, personnage de carnaval appartenant à la culture basque.

Voici le résumé figurant au dos du roman :
"Une série de meurtres violents frappe le milieu séparatiste basque. Pour brouiller les pistes, les tueurs se déguisent en personnages des mascarades et des carnavals traditionnels. Mikel, un négociateur de la paix qui condamne la violence et les luttes fratricides, est chargé par son organisation d'enquêter sur les attentats sauvages qui déciment les rangs modérés. Ces investigations vont plonger ce paisible libraire bayonnais dans une enquête aux frontières du réel. Une traque au cours de laquelle, il va affronter des monstres folkloriques indestructibles. Aidé par un mystérieux trio de vieux gardiens, Mikel va découvrir les points faibles de ces êtres maléfiques. Cependant, parviendra-t-il à démasquer le sinistre Chasseur Maudit qui utilise ces créatures pour plonger son pays dans le chaos ? "

Parlons un peu des personnages.
Le personnage central s'appelle Mikel Bake. Il appartient à l'ETA, l'organisation basque qui revendique le droit à l'indépendance du pays Basque. Je sais ce que vous pensez mais, Mikel n'est pas un terroriste. Il y a deux façons de se battre pour la libération du pays Basque : les armes et les négociations pacifiques. Mikel est un pacifiste, un négociateur. Il ne supporte pas la violence et n'approuve pas les attentats dans lesquels des innocents trouvent la mort.
Mikel se trouvera très vite confronté aux créatures semeuses de mort. Il traquera le "chasseur maudit", celui qui est à l'origine de toute cette violence perpétrée par des êtres maléfiques. Bien entendu, Mikel rencontrera une femme, une séductrice, une femme dangereuse.

Cette femme se prénomme Inès et... non. Tout compte fait. Je préfère ne rien dévoiler sur elle.

Un autre personnage très important : le grand méchant de l'histoire, le "chasseur maudit". Il a découvert un très grand secret et souhaite l'utiliser à des fins personnelles. Je ne vous en dis pas plus sur lui : j'ai peur de trop vous en dire à son sujet.

Tout ce que je peux ajouter à propos des personnages est que Mikel m'a énormément plu. J'ai beaucoup aimé le voir évoluer (au sens propre et au sens figuré) au fil des pages.

Mon avis concernant ce roman :
Lorsque j'ai commencé à parcourir ce roman, mon attention a tout de suite été captée : le premier chapitre est très accrocheur ! L'auteur commence fort en nous plongeant tout de suite au coeur de l'action pour nous faire saliver et nous donner envie de passer au plat suivant.
J'avoue, je n'y connaissais rien à la culture basque avant de lire ce roman. J'ai découvert avec un certain plaisir toutes les créatures qui peuplent le folklore basque. Un "bestiaire" fabuleux qui donne envie d'en savoir plus sur les légendes de ce "pays". Une fois la dernière page tournée, je me suis empressée d'aller voir sur Google si je pouvais trouver des représentations de tous les personnages fascinants dont il est question dans cet ouvrage.

L'auteur a habilement mélangé culture basque, enjeux politiques et monstres sanguinaires pour nous livrer un thriller fantastique, aux frontières du réel.

Une petite remarque :
On sent que Philippe Ward aime profondément cette culture Basque et c'est certainement par passion qu'il nous abreuve de tous ces termes en euskara (langue traditionnelle). N'étant pas familière du tout avec cette culture, j'avoue avoir été un peu perturbée au départ mais cette sensation de "dépassement lexical" s'est très vite estompée au fil de ma lecture. Je tiens tout de même à préciser que l'auteur a pris le soin de tout traduire afin que rien ne demeure obscur au non-initié.


En conclusion :  
Un thriller fantastique qui se dévore et nous permet de découvrir de manière passionnante la culture et le folklore basques. Je me suis vraiment régalée ! Mon grand regret a été de parvenir à la dernière page : j'aurais bien aimé que le plaisir dure plus longtemps. Bon, je ne me plaindrai pas car le roman fait tout de même plus de 300 pages. C'est uniquement une façon de dire que ce roman m'a vraiment plu. ;-)


Un grand merci à Karine du forum "club de lecture" , à l'auteur, Philippe Ward et aux éditions Aïtamatxi pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat.

dimanche 21 août 2011

Prochaine lecture en partenariat !

Voici le prochain roman que je vais pouvoir découvrir :


Je guette l'arrivée de ce roman dans ma boîte aux lettres pour le découvrir et vous donner mon avis.

Un grand merci par avance pour cette nouvelle lecture en partenariat à Karine du forum :



à l'auteur Philippe Ward et à sa maison d'édition :

mercredi 17 août 2011

"L'évangile des damnés", tomes 1 et 2 d'Alick


Tome  1 : 398 pages --------- Tome 2 : 409 pages
Editeur : Les 2 encres 
Dates de parution : 
tome 1 : mars 2010 ---- tome 2 : octobre 2010
Origine : France
Version originale

Voici mon avis concernant "L'évangile des damnés" tomes 1 et 2 de Alick.
Jetons tout d'abord un oeil aux couvertures.
Les couvertures des deux tomes ont une structure identique et forment un tout harmonieux. Sur chacune d'elles figurent une illustration représentant les personnages centraux de chaque tome : Ange et Elina pour le tome 1, Yann pour le second volet. Nous retrouvons plusieurs symboles qui revêtent une très grande importance tout au long de cette saga : le rouleau en parchemin, représentation du fameux Evangile des Damnés qui se trouve à l'origine de toute cette histoire, mais aussi l'oeil (là, je ne vous dis rien pour ne pas tout dévoiler !) ou encore les quatre points lumineux représentant très certainement les quatre castes dont il est question dans ces romans.

Voici le résumé figurant au dos du tome 1 :
"Trois ans après le décès de sa mère des suites d'un cancer, c'est au tour de son père de disparaître dans des conditions étranges. Ange touche vraiment le fond lorsque sa fiancée le quitte de manière magistrale pour un autre. Sa tristesse attire alors à lui une inconnue d'une beauté sans égale. Après son accident, elle le suivra jusque dans sa chambre d'hôpital où, plongé dans un coma mortel, elle lui redonnera la vie par son sang. Investi de son nouveau pouvoir, Ange apprendra les règles des siens pour survivre. Mais un terrible danger le menace et il se retrouve impliqué dans un complot d'envergure planétaire, le Jehad. Amour, haine, trahison, luxe, sexe et volupté seront ainsi mêlés à un combat fratricide en plein coeur de Paris."

Mon avis concernant ce premier volet :
J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur : riche et travaillé tout en restant très accessible. Sa vision personnelle du vampire est plutôt intéressante, bien pensée et originale : quelle bonne idée d'avoir créé différentes castes vampiriques avec chacune ses particularités ! Par exemple : certains peuvent se promener en plein jour sans craindre la lumière du soleil, d'autres non. Les vampires d'Alick ne craignent ni les crucifix, ni l'ail. Ils sont de terribles combattants et n'hésitent pas à sortir leurs sabres pour défendre leur cause. D'ailleurs, ces vampires ne s'appellent pas "vampires". Alick a choisi de les désigner sous le terme "d'éveillés". Ceci aura une très grande importance pour l'histoire.

Le personnage d'Ange m'a paru un peu fade au début mais, au fil des pages, il a su gagner mon intérêt. Ce qui m'a particulièrement plu a été l'histoire d'amour impossible entre Ange et Elina. Un hommage certain aux célèbres amants de Vérone que rien ne pouvaient séparer...

Je ne ferais qu'un seul reproche à ce premier tome : la trop grande richesse des informations concernant l'organisation des castes d'Eveillés. On sent que l'auteur a écrit ce roman avec passion et qu'il se faisait un plaisir de nous raconter les moindres petits détails mais, trop d'informations et de noms à retenir d'un seul coup peut provoquer une sorte d'indigestion culturelle. A mon avis, il aurait été préférable de distiller un peu plus les informations. Mais, peut-être cela était-il impossible à faire ?

Malgré ce tout petit bémol, ce fut un premier volet très agréable à découvrir qui m'a tout de suite donné l'envie de lire la suite. Par chance, je possédais le tome 2 ! Je me suis donc empressée d'en commencer la lecture.


Voici le résumé figurant au dos du tome 2 :
"Ange... Son accident a tout changé. Plongé au coeur du complot par la "nuit des Maîtres", Yann, son ami de toujours, intègre le Centre. Durant son année d'apprentissage il découvre une vérité essentielle à son combat et en ressort transformé. Bien plus impliqué qu'il ne le croit, il subit de plein fouet les vicissitudes du Jehad et devient l'ennemi public numéro 1. Son périple le conduit à créer une alliance à l'intérieur de laquelle humains, hybrides et Eveillés s'engagent côte à côte. Mais qui est vraiment leur ennemi ? Et d'où vient cette Force indomptable qui les gouverne tous ?"

Mon avis concernant ce deuxième volet :
Ce deuxième tome gravite autour d'un personnage principal : Yann, le fidèle ami d'Ange que l'on a pu découvrir dans le tome 1. Un tome 2 beaucoup plus puissant que son prédécesseur, tant au niveau du style de l'auteur, des personnages que de l'intrigue en elle-même. L'auteur a gagné en assurance et ça se ressent dans son écriture plus mûre. Les personnages sont plus fouillés, plus intéressants, plus captivants, plus actifs que dans le premier volet. Le rythme de l'intrigue est plus haletant, plus intense, plus surprenant. 
J'avais fini par apprécier le personnage d'Ange dans le premier volet mais ma préférence va, et de loin, au Yann de ce deuxième tome. Yann va gagner en profondeur et en force au fil des épreuves qu'il devra affronter. Il va vivre une véritable transformation, bien au-delà de ce que l'on aurait pu imaginer ! Il va toucher le fond et, alors qu'on pense qu'il ne peut pas tomber plus bas, il continue de chuter encore et encore, ressortant grandi après chaque nouvelle épreuve. 
Un tome 2 plein de surprises, d'action, d'amour, d'émotion, de mort... bref, un véritable petit cocktail explosif pour notre plus grand plaisir de lecteur !
Un petit bémol cependant : tout comme dans le tome 1, certaines explications sont difficiles à assimiler pour quelqu'un qui est totalement étranger au monde des camps de formation militaire. Mais, on peut pardonner ce petit excès à l'auteur quand on lit sa biographie. ;-) "Son diplôme de génie électrotechnique en poche, il s'engage sous les drapeaux et accède au grade de Maréchal des Logis, mais préfère revenir rapidement à la vie civile où il devient tour à tour commercial chez Air France, conseiller de clientèle chez Orange, puis responsable flotte automobile chez Atlantic et enfin Gardien de la Paix".


En conclusion :  
Une trilogie dont les deux premiers tomes sont plutôt réussis. Si l'auteur continue sur la même lancée, le troisième tome promet d'être un véritable feu d'artifice ! 
Une lecture que je conseille tout particulièrement aux adeptes d'histoires vampiriques et qui sont à la recherche d'innovation. 
 J'espère vivement pouvoir lire le troisième volet qui clôture cette trilogie.


Je remercie chaleureusement Alick pour avoir écrit cette trilogie dont j'ai eu l'immense chance de pouvoir gagner les deux premiers tomes dédicacés lors d'un concours. Dédicaces qui témoignent, une fois de plus, de la grande générosité de cet écrivain. ;-)

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Important : le tome 3 de "L'évangile des Damnés" sera publié aux éditions Rebelle.
Cette maison prévoit apparemment de rééditer les deux premiers tomes de la trilogie afin que vous puissiez avoir trois tomes assortis dans votre bibliothèque.

vendredi 12 août 2011

Chronique à venir : "L'évangile des damnés" d'Alick (1 et 2)


Dans les jours à venir, vous pourrez découvrir ce que j'ai pensé des deux premiers tomes de la trilogie d'Alick, "L'évangile des Damnés". ;-)

Récapitulatif des critiques de livres

Avec l'accumulation des billets sur mon blog, la recherche d'une critique de livre est de plus en plus fastidieuse. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de faire un récapitulatif de toutes les chroniques disponibles sur mon blog, ici.

- "L'Obélisque" de Howard Gordon
- "Inazuma Eleven" de Tenya Yabuno
- "0.4" de Mike A. Lancaster
"Le miroir de Drusilla" de Jacques Sadoul
- "Jean (de la fontaine)" de Defray et Didier Millotte (album jeunesse)
- "Idlewild" de Nick Sagan
- "De nos grandioses métamorphoses" de Céline Natale
- "Salem" de Stephen King
- "Les âmes vagabondes" de Stephenie Meyer
- "Comment trouver (rapidement) l'homme idéal ?" de Mindy Klasky
- "A la file indienne" de Gilles Guilleron
- "l'anthologie Momies" collectif
- "Accroche-toi, Sam !" de Margaret Bechard.
- "Extras" de scott Westerfeld
- "Vampire academy, soeurs de sang" de Richelle Mead
- "L'évangile des damnés" tomes 1 et 2 de Alick
- "Mascarades"  de Philippe Ward
- "La soupe au formol"  de Frédéric Mouchet
- "Le loup et le grizzli" de Jean-Louis W. Mauré
"Les risques naturels en 300 questions réponses" de Sylvain Bouley
"Memoria"  de Laurent Genefort
"Marche ou crève" de Stephen King
"Sur la route au bout de la nuit" de Olivier Courtois
"Non Stop" de Frédéric Mars
"Service de nuit" d'Erie Sonoda (album jeunesse)
"Le choix d'une vie, tome 2 : rattrapés par le passé"  d'Astrid Lafleur

jeudi 4 août 2011

Naissance du forum "l'alchimie des mots"


J'ai l'immense plaisir de vous faire part de la naissance du forum L'alchimie des mots.
Ce forum se consacre à l'écriture sous toutes ses formes (romans, nouvelles, poèmes, scripts...) et dans tous les genres littéraires.
Une partie est dédiée à la lecture : en cours de construction.
Des ateliers d'écriture ludiques seront mis en place bientôt.
Pour ceux qui rêvent d'être publiés, une liste de maisons d'édition ainsi que de nombreux conseils, débats, outils seront aussi disponibles petit à petit.
Si vous souhaitez vous joindre à nous, n'hésitez pas : l'ambiance est conviviale.
L'alchimie des mots : le forum où les mots se transforment en or. ;-)

mercredi 20 juillet 2011

Ma critique de : "L'obélisque" de Howard Gordon

375 pages
Editeur : Michel Lafon
Date parution : (juin 2011)
Origine : Etats-Unis
Traduction française de Jean-Noël Chatain

Voici mon avis concernant "L'obélisque" de Howard Gordon.
Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.
Une plate-forme pétrolière en pleine tempête, un cadran de montre... Rien qu'en regardant cette illustration on entre dans l'univers de ce roman : du danger, des enjeux internationaux, de la pression... La mention qui est faite en bas de couverture et nous signale que cet ouvrage est l'oeuvre du "créateur de 24 heures chrono" nous fait tout de suite penser que nous aurons droit à une histoire contre la montre.

Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :
"Les talents de négociateur et les compétences tactiques de Gideon Davis lui ont valu le rôle de pacificateur dans les conflits sensibles du monde entier. Sa nouvelle mission : récupérer pour Washington un agent double de l'Asie du Sud-Est qui n'accepte, paraît-il, de ne se rendre qu'à lui. Cet agent, c'est Tillman Davis, son frère. Les deux hommes ne se sont pas vus depuis des années...
Mais plutôt que de se livrer, Tillman prend en otage un membre du gouvernement. Gideon est alors contraint de débarquer dans un pays déchiré par de violents combats pour atteindre l'Obélisque, une plate-forme pétrolière ultramoderne envahie par des terroristes dirigés par... Tillman lui-même ! Entraîné dans une course contre la montre, il doit ramener son frère à la raison et empêcher une conspiration internationale de provoquer une hécatombe.

Pour obtenir la paix, il devra déclencher la guerre..."

Rien qu'à la lecture du résumé, j'ai commencé à saliver. Ce thriller me semblait être rempli de promesses. Après avoir lu les premiers chapitres, je me suis rendue compte que cette histoire n'était pas à la hauteur de l'idée que je m'en étais faite. Elle était bien au-delà ! Une fois que je me suis plongée dans sa lecture, j'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre. "Addictif", "haletant", "passionnant", semblent être les adjectifs qui qualifient le mieux ce que j'ai pu ressentir. Comme toute mère de famille je suis obligée de faire des pauses lorsque je lis. Ce fut un véritable déchirement, une torture de ne pas pouvoir découvrir cette histoire d'une traite ! Un peu comme quand on regarde un bon film à la télévision et que des pages de pub font leur apparition au moment le moins opportun. Heureusement pour moi, les chapitres ne sont pas très longs. Certains sont même très courts. Ce qui permet de continuer à avancer sa lecture tout en surveillant la cuisson du repas par exemple. (J'ai horreur d'interrompre ma lecture en plein milieu d'un chapitre. Je suis comme ça, je n'y peux rien. ^^)
Bref, j'ai finalement réussi à dévorer ce roman en deux jours. 

Mais qu'est-ce qui a bien pu provoquer cette sensation de manque intense, cette addiction ?
Tout d'abord, en lisant ce thriller j'ai eu l'impression de regarder un très bon film d'action. Pas étonnant puisque Howard Gordon, l'auteur, est à la base scénariste de séries télé comme "24 heures chrono" ou "X-files". ;-) C'est avec brio qu'il a su utiliser son savoir-faire et son expérience pour nous pondre ce roman haletant. Pas de temps mort. De l'action, du suspense, des surprises, de l'émotion, ... tout y est ! Le temps du héros Gideon Davis est compté et l'intrigue se déroule à un rythme effréné. Pas le temps de s'ennuyer. Pas moyen de décrocher. A chaque fin de chapitre on n'a qu'une seule envie : vite enchaîner sur le chapitre suivant pour connaître la suite ! 
On sent donc une parfaite maîtrise de l'intrigue et du suspense. Mais qu'en est-il des personnages ?
J'ai tout de suite accroché au principal protagoniste. Il est très attachant. C'est le type "bon" qui rêve de voir la paix régner sur le monde. Il préfère régler les conflits à coups de négociations plutôt que par les armes. D'ailleurs, il refuse de toucher à la moindre arme. Son frère, Tillman, est son opposé : il aime le combat, la guerre. Pour lui, la paix ne peut s'obtenir qu'en faisant usage des armes. Cette divergence d'opinion est à l'origine de leur "rupture" de contact. Vous me direz que les personnages semblent stéréotypés : le gentil qui ne veut pas de bagarre et le méchant qui ne pense qu'à jouer les Rambo. Il s'avère que ces deux personnages nous laissent découvrir une autre part de leur personnalité. Ils sont finement travaillés et, au fil des épreuves qu'ils traversent, on se rend compte qu'ils changent. J'ai tout particulièrement aimé l'évolution du héros : l'auteur n'a pas hésité à le faire souffrir (et pas uniquement physiquement !), à le malmener, à l'amener dans un conflit interne intense afin de nous offrir un personnage ciselé. Gideon reste un personnage sympathique du début à la fin de l'histoire mais il devient différent. J'ai été touchée par sa ténacité et son courage.
Parmi les personnages que j'ai vraiment aimés, se trouve aussi Kate Murphy, la responsable de la plate-forme pétrolière. Un petit bout de femme pleine de ressources, de courage, de rage de vaincre. Une héroïne avec une forte personnalité qui vaut le détour.


En conclusion : Un thriller qui se dévore comme un bon film. Si vous aimez les histoires qui vont à cent à l'heure, ce roman est pour vous. En ce qui me concerne, "l'obélisque" a été un véritable coup de coeur.
J'espère que Howard Gordon n'a pas l'intention de s'arrêter là et qu'il nous écrira d'autres romans aussi passionnants.

Je remercie chaleureusement Karine du forum Club de lecture et les éditions Michel Lafon pour ce merveilleux roman offert en partenariat. 
  et   

vendredi 8 juillet 2011

Prochaine lecture en partenariat !

Je viens tout juste d'apprendre que j'avais été sélectionnée pour donner mon avis sur le roman suivant :



J'attends donc sagement le petit colis dans ma boîte aux lettres et je remercie Karine du forum Club de lecture et les éditions Michel Lafon.

Future lecture en partenariat avec :


et

mercredi 6 juillet 2011

Aide à l'écriture 2 : les fossés narratifs

Je vous le promettais depuis un bon moment, voici enfin le billet concernant ce que Robert McKee nomme "les fossés narratifs" dans son ouvrage "Story. Contenu, structure, genre - les principes de l'écriture d'un scénario".

Cette notion est assez simple à comprendre.

Essayez de vous imaginer une histoire dans laquelle le héros souhaite obtenir la main d'une femme. Le héros rencontre cette femme dans la rue, il lui déclare sa flamme, elle l'embrasse et accepte sans hésitation de l'épouser. Fin de l'histoire.

Alors ? Trouvez-vous ce récit palpitant ? Le héros désire quelque chose et il l'obtient rien qu'en claquant des doigts. Quel suspense ! Quelle histoire passionnante !

Non. Je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire que cette histoire est sans intérêt, ennuyeuse, décevante. Le héros mérite-t-il d'ailleurs son appellation dans ces conditions ?

Imaginez maintenant la même idée de base mais ajoutons-y un petit contre-temps :
Le héros rencontre la femme dans la rue. Elle regarde dans sa direction, sourit et commence à se rapprocher. Il s'apprête à lui parler. Mais la femme le dépasse et se jette dans les bras d'un homme qui vient tout juste d'arriver et l'embrasse.

Vous venez d'assister à un fossé narratif. Le héros désire cette femme autant que dans la première version. On pense qu'une fois de plus tout va se passer comme il le souhaite mais, au dernier moment, un obstacle imprévu se met en travers de son chemin. La femme tant convoitée n'est pas seule. Notre héros devra trouver le moyen de se débarrasser de ce rival s'il souhaite atteindre son objectif.

Un fossé narratif pourrait être comparé à la carotte que l'on agite sous le nez de l'âne pour le faire avancer. Quand l'âne fait un pas, pensant pouvoir croquer dans la carotte appétissante, ses dents claquent dans le vide.

Le fossé narratif rend l'intrigue plus passionnante : le plan du héros ne se déroulant pas comme il l'avait prévu, il doit réajuster son tir en prenant des décisions pour surmonter ces obstacles qui se dressent entre l'objet de son désir et lui-même.

On pourrait aussi utiliser une autre image : celle du mur.
Notre héros avance sur le chemin dans l'espoir d'arriver à l'endroit qu'il s'est fixé. Tout va bien jusqu'à ce qu'il rencontre un mur. Plusieurs choix s'offrent à lui. Va-t-il décider d'escalader ce mur, de le contourner ou de l'abattre ? En fonction de la décision qu'il prendra, il se retrouvera confronté à d'autres difficultés.

Bien entendu, il faut utiliser les fossés narratifs de manière adéquate : pas question de figer l'intrigue ! A chaque fossé franchi, notre héros doit se rapprocher un peu plus de son objectif.

J'espère avoir été suffisamment claire. ;-)

mardi 5 juillet 2011

Ma critique de : "Inazuma eleven" de Tenya Yabuno


192 pages
Editeur : Kurokawa
Date parution : (avril 2011)
Origine : Japon
Traduction française


Voici ma critique de : "Inazuma eleven" de Tenya Yabuno.

Cet ouvrage est au format poche, bien pratique pour le glisser dans le sac. La couverture est recouverte d'une jaquette très colorée qui donne tout de suite le ton : pas de doute ! Il s'agit d'un manga footballistique ! Les jeunes adeptes de mangas ne pourront qu'être comblés par cette illustration "héroïque" sur le devant et humoristique à l'arrière.

Voici le résumé figurant au dos de l'ouvrage :
"Mark Evans, leader du modeste club de football du collège Raimon, tente de ranimer la flamme d'Inazuma Eleven, une équipe légendaire composée de membres ayant chacun une technique de jeu foudroyante. Envers et contre tous, ils se lancent à la poursuite de leur rêve ! "


Allons-y ! Parlons un peu des personnages.

Parmi les personnages les plus importants, Mark Evans, capitaine de l'équipe de football de son collège. Mark m'est apparu avec un double visage : tantôt amusant, à la limite du ridicule, tantôt attendrissant et poussant à l'admiration. Mark est un personnage que je qualifierais de tenace, coriace, courageux. Il a un rêve et il est certain de pouvoir le réaliser.

Vient ensuite le fabuleux Axel Blaze, buteur de talent qui a arrêté le football suite à un événement dramatique. Il a perdu toute envie de jouer mais, Mark Evans le pousse à retourner sur le terrain.

La méchante de service n'est autre que la fille du directeur du collège, Nelly Raimon. Elle cherche à anéantir le club de football du collège.

Nous trouvons bien entendu aussi les joueurs de l'équipe menée par Mark Evans ainsi que ceux des équipes adverses.

Passons à mon avis général sur ce livre.

Tout d'abord, je tiens à signaler que "Inazuma Eleven" est le tout premier manga que j'ai eu l'occasion de lire. Je pensais que j'aurais du mal à m'habituer au sens de lecture (de la dernière à la première page et de droite à gauche) mais, à ma grande surprise, il ne m'a fallu que cinq minutes d'efforts intense avant d'acquérir le réflexe de ce mode de lecture. Je trouve même la lecture de manga plutôt amusante. Ma fille aînée a elle aussi très vite pris le pli.

Je n'avais peut-être jamais lu de véritable manga avant celui-ci mais j'ai l'occasion de voir très souvent des dessins-animés japonais (quand on a des enfants, on ne peut pas passer au travers ! ;-) ) et j'ai pu constater que le style graphique du livre était très fidèle à ces séries animées. On y retrouve les mêmes éléments de base que dans la plupart des adaptations télévisées : de l'humour très nippon, des personnages qui s'affrontent (les gentils contre les méchants), des super pouvoirs et bien entendu, ce sont toujours les gentils qui finissent par gagner.

Pour ceux qui connaissent, je dirais que ce manga est un mélange de "Olive et Tom" et de séries comme "Dragon Ball" ou "Beyblade Metal fusion". Ma fille aînée étant une grande fan de Beyblade et de Pokémon, elle a beaucoup insisté pour lire "Inazuma eleven". ;-)

Il semblerait (après avoir fait quelques recherches sur internet) que ce manga soit inspiré d'un jeu de rôle du même nom sur Nintendo DS ainsi qu'une série anime. Je ne peux malheureusement pas comparer la version jeu, la version anime et la version "littéraire", ne connaissant pas du tout les deux premiers éléments.


Mes regrets :

J'émettrai tout de même deux petits bémols (très personnels, je l'avoue) : tout d'abord, je suis un peu déçue par les images en teintes de gris. J'aime quand il y a de la couleur, mais apparemment, ce n'est pas le cas dans les mangas. Les illustrations sont tout de même très belles en noir et blanc.
Ensuite, je suis un peu restée sur ma faim en arrivant à la "fin" : "à suivre dans volume 2" ! Quelle terrible frustration ! En même temps, c'est ce qui pousse à acheter le reste de la série. ;-)

En conclusion :

Ce manga était mon tout premier manga et je n'en regrette pas la lecture. J'ai passé un bon moment de détente avec des personnages sympas et une intrigue pleine de surprises. Je n'aime pas le football mais j'ai pris plaisir à lire "Inazuma Eleven" pour son côté humoristique. Je suis certaine que les amateurs du genre ne seront pas déçus.
Un grand merci à Babelio et aux Kurokawa pour m'avoir permis de découvrir ce titre lors d'un partenariat "Masse critique" spécial bande-dessinée.

lundi 4 juillet 2011

Le fiancé de l'ombre

Les rouages de la nouvelle mouture se mettent en place tout doucement.

Après avoir passé une bonne partie de la nuit à réfléchir confortablement installée dans mon lit (je ne suis pas très fraîche ce matin mais ça en valait la peine) j'ai pu comprendre un peu mieux mes personnages "majeurs". Attention ! Il faut bien comprendre le terme "majeur" dans le sens "important". ;-)

Je disais donc que cette nuit de réflexion m'a aidée à entrevoir un peu plus leurs différentes personnalités.

Logan et Sarah ne sont pas les personnages parfaits tout droit sortis d'un conte de fée comme je l'avais initialement imaginé. Ils sont bien plus humains et plus complexes.

Un autre personnage majeur m'a montré la dualité de sa personnalité. Il s'agit de Jade, vampire de son état. Elle qui n'était qu'un personnage malfaisant, cruel et complètement stéréotypé dans la première version m'a fait comprendre qu'elle était bien plus que cela.

D'autres personnages encore vont changer de "poste" dans l'intrigue. Leur rôle sera revu et corrigé en fonction des modifications que je compte appliquer à l'intrigue. Et des modifications, il va y en avoir ! Beaucoup plus d'action, de renversements de situation, de suspense...

Bref, un chamboulement complet est prévu pour tirer le meilleur de cette histoire qui restera intitulée "Le fiancé de l'ombre".

vendredi 1 juillet 2011

Comment se motiver pour écrire un roman ?

Ecrire un roman demande une certaine discipline. Malheureusement, certains jours, la motivation n'est pas au rendez-vous.
Je vous présente donc le petit "compteur de mots" que j'ai l'intention d'utiliser lorsque j'en aurai terminé avec la phase de préparation et que je serai de nouveau en phase d'écriture :



Sur mon blog, après chaque séance d'écriture, je posterai un billet contenant deux exemplaires de ce compteur : l'un indiquera mon objectif du jour, l'autre mon objectif cumulé en fonction du nombres de jours écoulés depuis ma toute première séance d'écriture de cette nouvelle version du "Fiancé de l'ombre".

Je sais que j'avais dit que je n'étais plus sous pression pour la réécriture de ce roman mais, il me faut tout de même m'imposer quelques contraintes. Un marathonien doit pratiquer un entraînement régulier pour progresser et être prêt pour affronter les 42,195 km qui l'attendent le jour J (clin d'oeil pour mon homme ! ;-) ). C'est un peu la même chose pour les personnes qui souhaitent écrire un roman : il faut adopter une certaine régularité dans les séances d'écriture afin de ne jamais perdre le fil de son histoire et progresser dans son style.

Pour ceux qui seraient intéressés par ce petit compteur graphique très sympa, allez faire un tour sur le site de writertopia. Il peut aussi bien être utilisé sur des blogs que sur des sites.

Le petit plus de ce compteur est la possibilité d'adapter l'illustration à votre humeur du jour. Voici quelques exemples :


Les jours où rien ne va



Pour les jours studieux :



Et quand vous atteignez votre objectif, c'est la fête :

Personnellement, j'adore ce compteur.

Et vous pouvez bien entendu l'utiliser aussi si vous êtes en phase de correction. Il vous suffit d'indiquer le nombre total de mots de votre premier jet pour vous rendre compte de votre progression. ;-)

Le fiancé de l'ombre

Désormais, mes billets concernant mon ex-trilogie porteront le titre "le fiancé de l'ombre" sans aucune autre mention.
Et oui ! Ma décision est ferme et définitive : je vais réécrire l'histoire en rassemblant les idées principales des trois tomes pour n'en faire qu'un seul volume !

Quelques idées me sont déjà venues pour mettre en place le début de la nouvelle intrigue ainsi que pour améliorer mes personnages.

Je remercie mon frère pour m'avoir trouvé un lieu très symbolique auquel je n'avais pas pensé pour l'histoire. ;-)
Je ne vous en dévoile pas plus concernant cet endroit, mon frère, lui, sait parfaitement de quoi je veux parler. ^^

L'action de mon roman se déroulera dans mon beau "pays" : la Haute-Savoie. Avec une concentration sur la ville d'Annecy et ses environs.

Voilà tout ce que je peux vous dire pour l'instant. ;-)